Tout Comprendre

31 août, 2012

Changement d’adresse !

Classé dans : Actu,Autres — frontnational @ 10:49

Suite à l’inactivité grandissante du blog, le projet de Tout Comprendre fut progressivement délaissé et repris quelques mois plus tard, sous des objectifs similaires mais avec un recadrage neuf. C’est désormais sous le pseudonyme de Remus Cogito que l’aventure continue. veuillez ainsi vous rendre ci-dessous, à la nouvelles adresse du blog. Merci de votre compréhension !

NOUVELLE ADRESSE : http://remuscogito.blogspot.fr/  

Facebook : Remus Cogito
Twitter : @remuscogito

6 juillet, 2012

Chronique d’un échec annoncé

Classé dans : Actu — frontnational @ 20:15

C’était le 29 juin dernier. Je passais le concours commun d’entrée en première année aux IEP (Instituts d’Etudes Politiques, communément appelés Sciences Po). Une journée entière à composer : une dissertation de questions contemporaines le matin, une dissertation d’histoire et trois exercices d’allemand – deux de compréhension et un d’expression écrite – l’après-midi. A la fin de ma journée, en établissant un bilan quelque peu précipité, je ne me donnais pas grand espoir de réussite. Force était de constater qu’autant la première partie de la journée m’avait enchanté, ou du moins satisfait, autant la seconde avait fait apparaître sur mon visage des traits de fatigue, accompagné d’une grise mine à la hauteur de ma frustration. Je n’étais pas convaincu de ma réussite, tout simplement, je ne m’étais pas convaincu. Au moins laissais-je désormais le soin aux correcteurs de décider de mon sort. Mais pour moi, les cartes étaient jouées, les dés étaient lancés, l’échec était inéluctable.

Voilà désormais une semaine que j’aie passé le concours. Je ne cesse d’y repenser. Et à chaque fois, ce ressassement passe par ma bévue, que dis-je, ma faute d’une ampleur inestimable, lors de l’épreuve d’histoire. Comment ai-je pu oublier de traiter la construction européenne alors que le sujet s’intitulait Les Etats-Unis d’Amérique et l’Europe de l’Ouest de 1945 à 1989 ? Un bon travail préalable lors de la rédaction de mon introduction au brouillon aurait dû permettre de dégager cet axe majeur. Encore eût-il fallu que je n’omette pas de définir les termes du sujet, y compris les aires géographiques concernées, lors de cette étape essentielle d’avant-rédaction. Sans doute cette erreur me coûtera-t-elle très chère quant à ma réussite au concours. Même un correcteur au bord politique eurosceptique me tiendrait rigueur de cette erreur, c’est dire à quel point je suis mal embarqué…

Pourtant, pendant toute cette journée du 29 juin, j’ai fait en sorte que tout se passe pour le mieux. Préparation de la dissertation au brouillon, gestion du temps satisfaisante, écriture lisible et soignée, expression dans une langue française correcte, développement des idées sans prise de position radicale… Tout était parfait, ou presque. Le jeune homme devant moi, lui, avait profité de cette journée pour vociférer contre le Front national à l’occasion d’une digression qui lui coûtera sa place à l’IEP – et ce, même si son correcteur s’appelle Jean-Luc Mélenchon. La jeune femme derrière moi, au prénom quelque peu désuet, avait profité de cette journée pour accroître considérablement sa consommation d’eau en buvant une gorgée tous les quarts d’heure. Un autre candidat, encore, avait profité de cette journée pour passer le plus de temps à visiter le centre-ville, ne passant ainsi que deux heures dans l’amphithéâtre le matin, et deux autres l’après-midi. Mais ce qui m’a le plus frappé lors de cette journée, ce fut l’absentéisme. Près d’un siège sur deux était vide dans l’amphithéâtre. Comment comprendre alors que certains puissent payer 180 euros pour s’inscrire au concours et se payer finalement le luxe de ne pas venir le jour-J ? Je ne vais tout de même pas m’en plaindre, ceux-là me laissent davantage de chances de réussite.

[Ellipse stylistique volontaire]

Nous sommes le 26 juillet. La sentence est tombée, telle la guillotine coupant la tête de Louis XVI et faisant rouler cette dernière dans la sciure. La comparaison n’est pas évidente mais il n’en demeure pas moins que je peux me targuer d’avoir au moins un point commun avec ce roi de France au moment de sa montée sur l’échafaud : on connaissait tous deux la suite de l’histoire. Autant il savait qu’en montant sur l’échafaud ce serait le dernier instant qu’il vivait, autant je savais qu’en consultant les résultats du concours sur Internet ce serait mon dernier espoir de réussite qui s’envolait.

L’addition est quelque peu salée : 11 en questions contemporaines, 9 en allemand et… 5 en histoire. Mais il ne faut pas se laisser abattre. Combien sont dans le même cas que le mien ? Des milliers. Oubliée l’entrée à Sciences Po, oubliée la formation politique désirée, il me reste à me concentrer uniquement sur ma licence d’histoire en cours. Sans doute qu’avec mes camarades historiens trouverai-je une convivialité qui aurait manqué à Sciences Po. Sans doute qu’avec mes camarades historiens trouverai-je une complicité qui aurait manqué à Sciences Po, tant cette école est marquée par son caractère bourgeois régi par la pensée unique. Sans doute qu’avec mes camarades historiens trouverai-je la force pour persévérer dans mes études et décrocher cette licence tout en développant des relations amicales entrecoupées par notre passion commune pour l’histoire.

Qu’importe mon échec si l’on compare un jour mon talent à celui d’un Raymond Aron, mes connaissances historiques contemporaines à celles d’un Serge Berstein et ma verve à celle d’Eric Zemmour. Je serai alors, à l’instar de Tacite deux millénaires avant moi, « le plus heureux des hommes ».

-Bêta-

16 mai, 2012

Virage à 180°

Classé dans : Actu,Histoire,Politique — frontnational @ 18:19

« On ne lutte pas contre le système, mais on peut toujours le réformer. »

Longtemps, j’ai pensé que le concept de nation était important, que c’était une valeur sûre sur laquelle on pouvait développer une véritable identité, une véritable richesse et une véritable solidarité. Longtemps, j’ai cru que la Nation, c’etait une famille, un refuge, une sécurité. En réalité, cette vision des choses tend de plus en plus à disparaitre, et nous devons l’accepter.
En effet, les nations ont évolué avec le monde moderne, elles n’ont pas le choix, à part celui de vivre en autarcie. Pas la meilleure solution de mon humble avis. Longtemps j’ai pensé que la nation était le rempart à une mondialisation pas toujours concluante. Mais, j’ai compris une chose.
Je m’adresse aux amoureux de la nation, aux frontistes égarés, et aux gens de bonne volonté. On ne peut plus gérer la nation comme on le faisait jadis, et ce sur tous les plans.
Ça va vous faire drôle d’entendre ça mais : La France ne sera plus jamais une grande nation comme elle l’a été au XVIIème Siécle. La vrai richesse, c’est l’humain, disait Amartya Sen. Sur ce terrain, la France fait deux pourcents du monde actuel.
Aux temps plus féodaux, la vrai richesse était la terre. C’était d’autant plus vrai qu’à cette époque, la production agricole était primordiale à l’extension d’une nation (cf. loi de Malthuse). Aujourd’hui les richesses terriennes ont changé de nature : on parlera ici du pétrole, des diamants, de l’or, du gaz, etc. Encore faut-il avoir la maitrise de son propre sol (cf. La Misère Africaine). Et on voit que dans ce domaine là aussi, la France n’est plus suffisante pour apparaitre comme un pays de premier plan. Une autre richesse en ces temps modernes, c’est l’aspect financier, et même si c’est laid à avouer : si la France a une place au G8, c’est qu’elle a su tirer parti du capitalisme sauvage qui fait tant râler les alter-mondialos (et ils ont raison !). Mais ici, encore face aux pays émergeants (cf. BRICS) la France a de moins en moins d’atouts, et si l’on regarde les autres pays riches (États-Unis, Allemagne, Japon…), on se rend compte que la France, ce n’est pas le centre du business (l’Europe, par contre, a toutes ses chances).
À l’heure de la mondialisation, où la Banque a pris le pouvoir, où Hollywood a dicté le mode de vie, et où toutes les identités occidentales s’uniformisent, la France n’est plus un concept en soi et rayonne encore dans le monde en réalité grâce à son histoire, aux idées, à la litterature, aux arts, à la francophonie, et grâce à son niveau de vie. Ce n’est plus un choix envisageable de vouloir une France identitaire, qui réduit son immigration, qui veut se séparer des Banques et qui se concentre sur elle-même. C’est un mauvais choix quant à la carte que l’on a la possibilité de jouer dans la mondialisation. On peut donc déplorer le fait que les nations ont de moins en moins d’importance, mais c’est une réalité à accepter d’urgence, si l’on veut que notre pays puisse s’inscrire de manière significative dans ce qui est inéluctable : l’occidentalisation du monde.

-Tau-

14 mai, 2012

L’école ou De la nécessaire objectivité

Classé dans : Histoire — frontnational @ 12:10

L’école française est laïque,obligatoire et gratuite. Depuis des décennies, l’héritage Ferry nous est vanté par nos élites. Pourtant, il suffit de regarder ce qu’est l’école de nos jours pour se rendre compte qu’elle est en perdition. L’enseignement dispensé n’est plus à la hauteur. Je ne parle pas des compétences des enseignants. Je parle du niveau exigé par l’Etat (et qui amène aujourd’hui 85% d’une classe d’âge à l’obtention du baccalauréat). Cette situation est déplorable.

Désormais, les enfants de la République apprennent sans développer leur réflexion. Naguère, les manuels d’histoire étaient politisés. Désormais, tout est démontré avec objectivité. On forme un jeune sans lui demander de s’interroger sur les causes d’un évènement à plus ou moins long terme : Hitler était méchant, il a gazé les Juifs. Le nazisme, c’est de la merde, ça commence avec un homme dictateur et ça se termine avec 6 millions de morts sur les bras… Démagogie pure et simple. On ne s’intéresse donc plus aux concepts, à l’idéologie. L’histoire est devenue une succession de vicissitudes à apprendre par cœur. Où est passé l’enseignement, le véritable enseignement ? Lorsqu’on voit qu’il suffit de relier six dates à six évènements pour obtenir quelques points au Brevet des collèges, on est en droit de se demander où se trouve l’histoire là-dedans.

Mais ce qui est encore davantage regrettable, c’est de constater que tous ces jeunes « non-pensants » retiennent comme fondements de l’histoire ce qu’ils ont appris à l’école, nonobstant les sources contemporaines qui pourraient les amener à s’interroger… Ainsi, sur une trentaine d’élèves de classe de terminale planchant sur un même sujet de dissertation, plus de la moitié des copies seront identiques. La réflexion n’a plus sa place en histoire. Il suffit désormais de déballer son cours pour obtenir une bonne note. Mais alors où est l’individu là-dedans ? A l’école, on ne fait plus de distinction. Il s’agit d’être objectif. La seule matière où l’élève peut encore s’interroger et donner son avis demeure la philosophie. Déplorable réalité.

Je ne demande pas que les enseignants fassent de la propagande visant à servir telle ou telle idéologie politique. J’aimerais simplement que l’on n’omette pas les courants de pensée qui ont conduit à notre société. J’aimerais simplement que l’histoire redevienne une matière où l’on réfléchit, où l’on développe une argumentation étayée, où l’on cesse de raisonner en terme de vérité générale et de binômes dates/évènements. Fort heureusement, l’enseignement que j’ai reçu fut imprégné de réflexion par les enseignants que j’aie côtoyé et je les remercie. J’aimerais retrouver cet enseignement unanimement en France.

La plume des élèves français est commune. Au contraire, j’aimerais qu’elle retrouve son originalité d’antan. Que chacun puisse dire ce qu’il pense. Je ne demande pas un élargissement de la liberté d’expression mais une acceptation de la liberté de réflexion. Pourtant, la réflexion ne conduit pas toujours à une bonne note, mais elle est nécessaire pour former l’esprit des jeunes abrutis par les séries télé et le mode de vie inspiré du modèle américain. Sans doute ma plume pamphlétaire, inspirée par la littérature d’invective qui m’est si chère, me coûtera-t-elle encore de précieux points lors des examens. Qu’importe, la réflexion doit primer sur l’apprentissage par cœur et abrutissant.

-Bêta-

27 décembre, 2011

Toutcomprendre soutient Marine Le Pen !

Classé dans : Politique — frontnational @ 10:36

Depuis quelques semaines, je reçois régulièrement des courriels me demandant pourquoi je soutiens le Front national. Il est clair que les médias dominants font toujours le sale boulot et que la diabolisation systématique du parti d’extrême-droite est omniprésente à quelques mois de l’échéance. Et c’est ce boulot qui conduit à l’exaspération des cons devant le choix de certains désirant voter Marine en avril prochain. La démonstration de la manipulation médiatique que les Français subissent quotidiennement et la défense du programme du Front national constituent l’objet de cet article et également une occasion pour répondre à mes détracteurs, si idiots ou puérils soient-ils…

Il convient d’abord de distinguer plusieurs types de courriels : les réfléchis (certes, peu nombreux) qui doutent du Front national à la vue des propositions dans le domaine économique, les basiques (alors là, il y en a une masse pléthorique) qui pensent que Front national = parti raciste, fasciste & Cie et enfin il y a les cons (qui sont aussi basiques) qui se représentent le Front national avec forces cliché :  » Les chambres à gaz ne sont qu’un détail de l’histoire « ,  » Si Le Pen arrive au pouvoir, les arabes vont devoir rentrer chez eux « ,  » Marine Le Pen ou son père, même combat, mêmes conneries « , etc. Je ne sais par où commencer. En ce qui concerne les réfléchis, il s’agit de leur fournir une argumentation solidement étayée. Pour les deux autres types d’  » opinions « , quand bien même l’argumentation serait convenable, rien ne changerait à leurs yeux tant ils sont enfermés dans leur sphère politico-médiatique ! C’est dans cette optique que je vais vous fournir quelques éléments qui, je l’espère, vous inciteront à vous interroger sur ce qu’on vous sert quotidiennement dans les différents médias.

Prenons quelques exemples simples et accessibles pour tous : sans doute avez-vous remarqué ces derniers temps la multiplication des sondages reléguant Marine Le Pen à la quatrième position des élections présidentielles de 2012. Ces sondages visent plusieurs objectifs : premièrement, conforter les Français dans leur vision basique de l’alternance droite/gauche : Sarkozy, de droite, ne me convient plus, je vire à gauche, je vote Hollande en 2012.  Deuxièmement, décourager les Français qui souhaitent voter Marine Le Pen en 2012 en leur faisant croire que leur vote sera vain. Troisièmement,  » sortir le lapin du chapeau  » avec le candidat Bayrou qui rappelle l’élection de 2007 et qui jouerait le rôle de perturbateur. Enfin, il ne faut pas oublier qu’une infime part de la population est interrogée et je suis par ailleurs intimement convaincu que les sondés à 9h du mat’ en plein Paris ne sont pas les ouvriers de l’usine d’à côté qui sont payés 3 ou 4 sous (si vous voyez c’que je veux dire).

Au-delà des sondages mensongers (il nous suffit de rappeler la défaite  » surprise  » de Jospin au premier tour de 2002 pour rafraîchir la mémoire à quelques amnésiques volontaires), l’hitlérisation de Marine Le Pen est devenue quotidienne. Indirectement, on nous sert du Eva Joly à tout va, du François Hollande à tout va (pas). Ce qui est particulièrement intéressant, c’est que France Télévisions qui se démarquait ces dernières années par son refus de pratiquer le politiquement correct, s’y attache désormais. Ruquier a déclaré qu’il ne recevrait jamais sur son plateau la présidente du FN. TF1, a brièvement interrogé cette dernière, dans la perspective des présidentielles, mais c’était il y a déjà près de 3 mois ! Du grand n’importe quoi ! Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour ternir l’image d’une personnalité ?! Le retour de Zemmour & Naulleau sur une chaîne médiatique – M6 – dès le mois prochain nous donnera quelque répit dans notre monde de désinformation. Dieu merci, si vous me permettez l’expression…

Assez parlé de la diabolisation médiatique du Front national, occupons-nous désormais de le défendre vigoureusement, et ce, comme il se doit. Pour cela, je vais aller droit au but en ne privilégiant que les priorités du  » Français moyen  » : l’emploi, le logement, la sécurité, la justice et le pouvoir d’achat. Je prends soin de préciser que vous pouvez aisément vérifier mes dires en vous rendant sur le site du Front national et en vérifiant point par point mes affirmations en les confrontant au projet présidentiel de Marine Le Pen.

- L’emploi : prenons une des mesures inscrites dans le projet de Marine Le Pen et qui me tient à coeur : «  L’abaissement à 14 ans de l’âge plancher pour pouvoir bénéficier d’un contrat d’apprentissage sera décidé « . Evidemment qu’il est temps que les jeunes souhaitant travailler puissent enfin le faire et ce, avant leurs 16 ans révolus. Les apprentissages constituent un tremplin professionnel majeur pour quiconque désire entrer dans le monde du travail dès le sortir du collège. Toutefois, comme le rappelle la présidente du FN, il convient d’assurer pour ces futurs apprentis  » une formation de qualité sur les savoirs de base « , c’est-à-dire la lecture, l’écriture et le calcul.

Une autre mesure essentielle apparaît avec la volonté de diminuer le nombre de chômeurs – d’ailleurs, ce nombre a atteint les 2,9 millions aujourd’hui avec 30000 demandeurs d’emploi supplémentaires par rapport à novembre dernier – afin de redonner du travail à ceux qui n’en ont pas car l’emploi est le  » premier garant du pouvoir d’achat des Français « . Marine Le Pen, à juste titre, fonde son projet présidentiel sur cette  » priorité absolue « .

- Le logement : 250000 personnes vivent sans logement ou dans une situation de précarité absolue. Je soutiens ici encore les positions du FN parmi lesquelles : privilégier la priorité nationale pour le logement social (les Français doivent en être les premiers bénéficiaires), refonder une politique de logement social (audit auprès de la population, renforcement des sanctions vis-à-vis de ceux qui ne paient pas leur loyer en temps voulu, adapter la loi SRU en mettant l’accent sur le mérite au logement), refonder les aides au logement (simplification du système d’aides au logement avec la priorité accordée aux familles nombreuses, aux étudiants, aux seniors exclus du marché du travail, aux handicapés, aux personnes âgées seules dans la vie quotidienne), développer le secteur locatif libre (en clair, une amélioration du système de rachat d’un logement après dix années d’occupation), faciliter l’accès à la propriété par la mise en place d’un chèque  » premier logement « .

- La sécurité : un thème que tente de s’approprier peu à peu l’UMP mais qui est amplement maîtrisé par le FN comme le démontre le projet présidentiel. Marine Le Pen prévoit l’arrêt pur et simple des flux migratoires vers la France, une politique de tolérance zéro sur l’ensemble du territoire national (forte répression du banditisme et de la délinquance avec la mise en place de  » mesures judiciaires d’interdiction de territoire  » visant à isoler les délinquants de leur zone de trafic), une politique de tolérance zéro contre les violences scolaires (lourdes sanctions envers l’élève ou envers les parents d’élèves coupables d’agressions contre un enseignant), une lutte active contre la drogue et les dealers (renforcement des contrôles aux frontières, autorisation d’interception de conversations téléphoniques afin de faciliter le travail de la police et de la Justice). Par ailleurs, le projet inclut  » le rétablissement de la peine de mort ou l’instauration de la réclusion criminelle à perpétuité réelle « , proposition qui sera soumise par référendum aux Français. Sur ce dernier point, Marine Le Pen prend un risque électoral mais au moins, personne ne pourra lui reprocher de dissimuler sa volonté de recourir à des mesures davantage draconiennes en matière de sécurité…

- La justice : le slogan pourrait bien être  » Pour une Justice enfin efficace !  » et la présidente du FN n’aurait pas nécessairement tort… A ce propos, elle prévoit notamment  une revalorisation du budget de la Justice, l’augmentation du nombre de magistrats, la création d’un vaste plan carcéral, l’application des peines de prison en supprimant les remises automatiques de peine, le renvoi de délinquants étrangers dans leur pays d’origine… Là encore, je soutiens les mesures mises en avant.

- Le pouvoir d’achat : celui-ci ne pourra être redressé que si prédomine un retour de la croissance. Par ailleurs, la fiscalité doit être au coeur du pouvoir d’achat en se fondant sur un impôt plus juste, surtout vis-à-vis des classes moyennes et des PME, premières victimes de l’injustice fiscale. Marine Le Pen prévoit aussi une lutte contre la hausse du coût de la vie, une revalorisation des revenus des salariés des sociétés privées, une revalorisation des revenus des salariés de la fonction publique, une revalorisation des pensions – le FN inscrit son projet dans une politique sociale multi-scalaire et les personnes âgées doivent être comme chaque classe d’âge au coeur d’une solidarité sans bornes – et une révision des taux de crédit pour empêcher les prêts aux taux exorbitants.

Le projet présidentiel du Front national constitue une véritable porte de secours pour l’Hexagone. Il s’agit d’un projet cohérent, dans la droite ligne de celui que présente ce parti depuis près de 40 ans. Il est le seul, à mes yeux, à avoir véritablement compris que le redressement économique de la France ne s’effectuera qu’à partir d’un redressement préalablement social. 2012 doit être l’année du changement, d’un profond changement qui ne s’articulera pas autour d’une basique et habituelle alternance droite-gauche. La France doit virer à l’extrême-droite pour que notre pays retrouve enfin de son intégrité, de sa prestance mais surtout et essentiellement que les Français retrouvent une vie stable après la débauche qu’ils ont connu pendant ces dernières années de crise.

-Bêta-

14 octobre, 2011

Le 14 octobre 2011 ou le jour où Hollande fut élu président de la République…

Classé dans : Actu — frontnational @ 11:36

Une précaution s’avère nécessaire avant de débuter ce billet : je sais que les élections présidentielles et les primaires socialistes ne sont pas la même chose. A ceux qui auraient vu en cet article une bévue de ma part, la petite croix blanche en haut à droite vous raccompagnera joyeusement vers la sortie.

Aujourd’hui, le 14 octobre 2011, François Hollande est élu (non officiellement) président de la République. En effet, le soutien « personnel » d’Arnaud Montebourg porte l’élu de Corrèze vers le palais de l’Elysée après s’être illustré une dernière fois le soir des résultats du second tour, en écrasant sa rivale, Aubry. Un plébiscite, à n’en pas douter, qui restera dans les annales des primaires socialistes, et qui pèsera lourd dans les pensées des candidats sortants, afin que jamais plus la même erreur (horreur) ne se reproduise à l’avenir.

Car le candidat Hollande, c’est surtout le candidat de la victoire de gauche pour les présidentielles version 2012. C’est le seul qui peut annihiler véritablement son adversaire du second tour en mai prochain. Porté par des millions de socialistes, ainsi que par des millions de Français, eux-mêmes victimes de leur idéologie d’alternance droite-gauche, François Hollande s’inscrit, dès ce jour, dans la continuité d’un autre François. Un certain Mitterrand.

Ce dernier, alors accompagné de Jacques Delors, père d’une Martine Aubry désormais humiliée, avait tenu le flambeau pendant 14 ans. C’était la première épopée d’un président de gauche à l’Elysée. « La force tranquille » de Mitterrand, le renouveau du parti socialiste, riche d’idées et de talents, ainsi que la défaite du PCF, sans oublier le vote anti-Giscard ne sont plus d’actualité. Désormais, si on dresse le tableau de Hollande, ce serait plutôt « La victoire tranquille », sans unité aucune dans son propre parti (entre la démondialisation prônée par Montebourg, la priorité accordée à la sécurité par Manuel Valls et le ralliement hypocrite de Ségolène Royal à son ex-mari), on est loin d’une quelconque concordance d’idées et d’un quelconque projet véritablement socialiste.

Passons et examinons ce que pourrait être la France version Hollande, dans le miroir de Mitterrand mais 30 ans plus tard, dans une période de crise qui s’éternise : François Ier avait augmenté le SMIC et les bas salaires, ainsi que les allocations (logement, familiales,etc…), payé la 5ème semaine de congés, réduit la semaine de travail à 39 heures sans diminution de salaire – prélude aux 35 heures qu’il n’accordera jamais – retraite à 60 ans – que François II voudrait remettre au goût du jour – accompagnés de la création de 55000 emplois dans la fonction publique (en 1982), de l’augmentation des dépenses publiques de près de 28%, l’institution d’un impôt sur les grandes fortunes, notre I.S.F. Aujourd’hui déchu. François II devrait donc être le poursuivant de telles réformes, mais le contexte politique, économique et social de notre France n’est plus le même. Les exigences des Français non plus. Ils attendent du « changement », le changement tant promis par l’alternance droite-gauche.

Alors, le temps d’une femme présidente de la République n’est pas encore venu. Cette fois-ci, ce sera encore un homme. Les élections présidentielles qu’on annonçait serrés et indécises auront finalement été sans suspense. François Hollande devient le vingt-quatrième président de la République, mais qui sera le leader de l’opposition ? Car c’est cette question que l’on doit se poser maintenant. Dressons la courte liste des candidats à ce poste :
Nicolas Sarkozy, président sortant. Peu de chances : récent père d’une petite Sarkozy, il ne devrait pas faire l’unanimité pour le second tour, bien au contraire, les 5 ans de « sarkozysme » restent bien en travers de la gorge de bon nombre de Français, et ce, à juste titre.
Marine Le Pen, présidente du Front national. Un peu plus de chances de son côté si la diabolisation de son personnage n’est pas à nouveau mise en avant et si les récents « Front Antinational » de NKM et « Marine Le Pen » de Caroline Fourest n’ont pas influencé les Français sur leur choix.
Eva Joly, candidate d’Europe-Ecologie-Les Verts. Non, j’plaisantai bien sûr.

Qu’en sera-t-il de 2012 ? La postérité nous donnera des réponses franches auxquelles les Français devront absolument réfléchir pour éviter qu’un nouveau scénario d’alternance et de cohabitation ne se reproduise. Car les législatives seront remportées par la droite, pour les mêmes raisons que précédemment. Le système UMPS est décidément bien huilé.

Finalement, à moins d’un réveil de dernière minute des Français ou d’une intercession divine – s’étant déjà partiellement manifestée lors de l’affaire DSK – l’on voit mal comment la gauche et la droite pourraient ne pas être reconduits à la tête de l’échiquier politique français…

27 septembre, 2011

L’empereur

Classé dans : Actu — frontnational @ 11:26

Cet article s’inscrit dans la continuité historique de l’article Carthage.

Le règne de Louis XVI achevé, la Révolution n’est plus très loin. L’Ancien Régime chute, une monarchie constitutionnelle s’établit alors. Retour sur l’avant, le pendant et l’après-1789.
Dès le début de la Révolution, les monarques de la coalition ne s’y trompèrent pas : ce n’était pas le sort de leur malheureux parent, Louis XVI, qui était en cause, mais le démembrement d’un pays affaibli par les troubles et les désordres. La France n’était qu’une Pologne en grand, un rêve pour la Prusse et même l’Autriche. C’est ce qui rend inexpiable le crime d’une Marie-Antoinette, qui n’hésita pas à transmettre les plans de l’Etat-major français aux services secrets de son frère, empereur d’Autriche. La mode actuelle autour de l’Autrichienne est sans doute une preuve supplémentaire de l’abaissement du sentiment national dans notre pays. Une monarchie millénaire aux abois laissait toutefois à ses successeurs un héritage plantureux : le pays a atteint en 1789 la taille démographique optimale qui lui permet de dominer l’Europe : vingt-huit millions d’habitants, autant que l’Angleterre, la Prusse et l’Autriche réunies. Seule la Russie atteint un nombre équivalent d’habitants, mais sur un territoire immense. Les deux « empires » démographiques sont mûrs pour se partager l’Europe.

Les victoires de la Révolution retournèrent miraculeusement la situation. Rive gauche du Rhin, Belgique, républiques Cisalpine (Milan), Ligurienne (Gênes), Piémont et Turin annexés en 1801, la France républicaine, en achevant à la hussarde le destin romain rêvé par les rois, se mettait à l’échelle de la modernité. Le pays semblait en passe de réussir la transmutation de puissance à superpuissance exigée par les nouvelles conditions de la géopolitique mondiale.

Il avait fallu tuer un descendant de Saint-Louis pour parachever ce que les quarante rois avaient préparé avec un soin méticuleux et patient. Le peuple soutint des élites qui, découragées par l’incapacité de la monarchie de monter les ultimes marches du destin romain qu’elles lui avaient tracé mille ans plus tôt, avaient décidé de poursuivre l’oeuvre sans elle. D’abord en portant sur le pavois un césar à sept cents têtes : la Convention ; puis, à la manière plus classique du héros : Bonaparte.

Les conquêtes de la Révolution n’ont été en réalité qu’une réponse aux bouleversements du XVIIIème siècle ; mais ce simple rééquilibrage géopolitique fut vécu par toute l’Europe comme l’insupportable arrogance de « l’insolente nation ». Subjugués et financés par l’Angleterre, qui ne voulait pas qu’il y eût sur le continent de domination aussi absolue que celle qu’elle-même exerçait sur les mers, les monarques européens n’auraient de cesse que d’abattre la puissance française. L’Europe des rois ne reconnaîtrait jamais à cette France-là ce « droit de bourgeoisie », que solliciterait en vain Talleyrand.

Cinquante ans avant Marx, Talleyrand n’était pas dupe de l’aspect parodique de cette consécration impériale. Nous n’étions plus à Reims, mais dans une Notre-Dame drapée comme un décor de théâtre ; le charme monarchique avait été rompu par le couteau de la guillotine, par la tête de Louis XVI qui avait roulé dans la sciure. D’où son sourire ironique sur le fameux tableau de David. Déjà, en 1802, Napoléon avait songé au titre d’empereur des Gaules ; mais « le ridicule en fit justice ».

Concrètement, Napoléon réalisait le rêve du « Prince de la Renaissance », mais aussi celui du « Juste », rêve qu’avait laissé échapper Louis XIV à cause de son dépressif petit-fils « espagnol ». Les Anglais saisirent le premier prétexte en refusant d’évacuer Malte ; la Royal Navy surveillait la route des Indes par cette Méditerranée dont Napoléon voulait faire un lac français.

Napoléon avait écrasé l’Europe des monarques, des cabinets, des coalitions ; il fut vaincu, malgré tout son génie, par l’Europe des nations. C’est peut-être ce qu’il pressentait lorsqu’il disait : « La balle qui me tuera portera mon nom. » Son étoile de Lodi, qu’il cherchait désespérément jusque dans le ciel de Moscou, c’était la nation. Napoléon l’emporta tant qu’il s’inscrivit dans le schéma millénaire français, reconstituer la Gaule romaine, et ses marches qui la protègent. Il se perdit et la France avec lui quand il s’égara ailleurs : Espagne, Russie. Dans ces deux contrées « barbares », où règnent encore l’Inquisition au sud, le servage à l’est, Napoléon était convaincu – non sans raisons – de régénérer ces nations par la magie de son code civil. Il abolit l’Inquisition en Espagne, mais n’osa toucher au servage en Russie. Il chutera chaque fois sur la résistance populaire fanatisée par des prêtres incultes et superstitieux. Soljenitsyne a expliqué que les deux peuples russe et espagnol, situés aux deux extrémités de l’Europe, sont liés par un destin commun : sauver la civilisation chrétienne dans une lutte millénaire, l’un face aux Mongols, l’autre face à l’Islam.

Face à l’Angleterre, non plus, Napoléon n’ira pas au bout de sa logique. Jacques Bainville a démontré avec éclat comment la défaite de Trafalgar, qui le privait de marine, condamnait désormais Napoléon à un Austerlitz par an, tâche surhumaine même pour le successeur d’Alexandre le Grand. Il s’éfforça de reconstruire une marine après le désastre perpétré par l’amiral Nelson et avait entrepris à l’échelle de l’Empire la constitution de bases navales et d’arsenaux capables de rivaliser avec la puissance anglaise. On sait que Napoléon misait beaucoup sur Anvers, pour laquelle il avait des vues pharaoniques. Napoléon reconstruisit aussi Flessingues après le raid anglais de 1809 ; il poursuivit la construction de la digue de Cherbourg, dont il voulait faire un Portsmouth français ; il développa le Havre, Dunkerque, Calais, Dieppe, Gravelines, Ostende ; il améliora les accès de Brême, Hambourg, Lübeck ; il agrandit le port de Venise ; Gênes lui doit son arsenal, et il rêvait d’en créer un à Cuxhaven sur l’Elbe ou à Ancône en Adriatique, et même à Kotor, au fond de son fjord. Mais il manqua à Napoléon les moyens techniques modernes et des finances illimitées. Et surtout du temps.

Les exigences de l’Angleterre lors de la négociation du traité de Vienne donnèrent rétrospectivement raison à Napoléon. Les Anglais obtinrent que leur allié prussien leur cède un certain nombre de territoires pour agrandir le royaume de Hanovre, berceau de leur famille royale. Ainsi l’Angleterre put-elle contrôler les estuaires de l’Allemagne du Nord qui donnaient accès à l’espace germanique, le reste du rivage de la mer du Nord revenant à ses alliés de Hollande et de Hambourg. L’Angleterre avait retenu les leçons du Blocus continental : libre enfin d’envahir l’Allemagne de ses produits, elle revendiqua et obtint les places où Napoléon postait ses douaniers. Deux modèles économiques s’étaient affrontés. Incroyable combat – entre la terre et la mer, disait Napoléon – entre deux modèles qui nous rappelle bien sûr l’opposition si moderne entre le capitalisme anglo-américain – et ses dépendances atlantiques, irlandaises ou espagnoles -, qui repose sur l’endettement massif, la spéculation immobilière, l’inventivité financière, et le capitalisme continental toscan, rhénan, et français, qui continue vaille que vaille, d’Airbus à Mercedes, d’Areva à la machine-outil allemande ou aux voitures Fiat, de privilégier le savoir-faire industriel, mais qui, ces vingt dernières années, dut s’incliner, comme Napoléon en 1815, devant la puissance de feu financière des Anglo-Américains, avant que le « système pestilentiel des emprunts », comme disait l’Empereur, ne finît par engloutir, lors de la crise de 2008, la City et Wall Street, comme une malédiction biblique.

La France s’écroula la première. Alors que le territoire national est attaqué, que le génie de Napoléon est intact, et qu’il a de Moscou demandé qu’on lui livre une nouvelle fournée de soldats, elle refuse désormais de donner ses enfants à l’Ogre corse. Les désertions se multiplient, les jeunes hommes se mutilent, fuient dans les bois. Par les guerres de la Révolution et de l’Empire, la France, par un effort surhumain, avait joué son va-tout et tenté de rattraper son retard économique sur une Angleterre qui avait amorcé son industrialisation, au tournant des années 1780, pendant que la France demeurait une nation agricole. Mais au prix d’un retard économique plus grand causé par vingt-cinq années de révolutions et de guerres qui désorganisèrent l’économie nationale. Un « tapis » au poker. L’Angleterre, au prix d’une magnifique résistance, alimenta la guerre des autres Européens pour éliminer son seul rival, son obsession éternelle, la France.

Napoléon constata avec dépit que les voisins continentaux de la France servirent ingénument la domination impériale anglaise, en croyant combattre la domination impériale française. Le vrai puissant n’était pas celui qu’on croyait. Ils furent tous victimes d’une illusion romantique et épique – que Marx pressentit – qui leur fit croire que l’imperium était dans les mains du dieu de la Guerre alors qu’il était passé subrepticement dans celles du dieu du Commerce.

Alors qu’il sent que son destin chancelle, après sa défaite à Leipzig, Napoléon n’a jamais été aussi clairvoyant : « C’est, de fait, pour les plus chers intérêts de l’Europe que je combats maintenant et que j’exige tant de sacrifices de la France. J’ai la prévoyance d’un sage politique, tandis que les autres souverains n’ont que l’aveuglement d’une peur, d’une peur sans fondements. »

La victoire de Waterloo consacrait le changement d’une époque et l’avènement des nouveaux maîtres du monde. Le diplomate suisse Jean-Gabriel Eynard explique pertinemment : « La gloire de Wellington passera aux siècles des siècles. Sa victoire a des résultats trop importants pour que rien puisse l’affaiblir. La postérité dira que c’est depuis ce jour, 18 juin, que la puissance française a été réellement anéantie. […] Les Anglais par terre et par mer sont aujourd’hui le premier peuple. Ils ont la gloire d’avoir renversé deux fois le colosse français. » A Londres, des fêtes inouïes durèrent trois jours. Le nom, les armes, le portrait du duc de Wellington furent affichés en lettres de feu sur tous les murs de la ville. A Paris, Mme de Staël glorifiait le premier général d’un siècle où avait vécu Napoléon. Elle ouvrait le bal de ces intellectuels français libéraux et progressistes qui ne cessèrent depuis lors de se chercher un maître étranger, qu’il soit anglais, allemand, russe, américain. Et demain, chinois, indien, arabe ?

Ce fut une guerre militaire, économique, financière, commerciale, mais aussi idéologique. La première guerre totale de l’historie. Les services anglais expérimentèrent même, avec Napoléon, ce que les Alliés réussiront en grand avec les Allemands au cours des deux guerres du XXème siècle : la diabolisation morale de l’ennemi. A la fois ogre et antéchrist, Napoléon finit comme « ennemi de l’humanité ». Avec Napoléon, les Anglais ont en quelque sorte inventé « l’hitlérisation » de leur adversaire.

A sa chute, Napoléon n’incarnait plus la liberté née avec la Révolution, « l’esprit du monde à cheval », mais finit sous les traits du conquérant insatiable, du tyran, de l’oppresseur des peuples. La France passa du statut de grande sœur émancipatrice à celui de nation bottée et casquée. Vae victis. Napoléon expérimentait, avant d’autres, l’extrême difficulté d’apporter la « liberté » et le « progrès » par la force. Napoléon perdit finalement la guerre d’image, avant de prendre une éclatante revanche, après sa mort. Mais c’était trop tard… pour la France.

A Vienne, le subtil Talleyrand s’immisça dans l’affaire des « Grands ». Ces derniers ne rayèrent pas la France de la carte, seulement du nombre des puissances. Le « diable boîteux », comme son maître Vergennes, était favorable au concept « d’équilibre européen », sans se rendre compte (ou faisant contre mauvaise fortune bon cœur) que ce système était conçu pour pérenniser la mondialisation sous domination anglaise. Le traité de Vienne rendit à la France son territoire du temps de Louis XV, ce qui ne scandalisa ni Louis XVIII ni Talleyrand qui y avaient vécu, heureux, leur jeunesse. Mais la France de Louis XV n’était plus adaptée aux nouvelles conditions géostratégiques mondiales nées au XVIIIème siècle, et qui s’épanouiraient au cours des deux siècles suivants. Les Anglais réalisaient ainsi le coup parfait : la France était encore assez forte pour contenir la poussée unitaire continentale (re)partie de la Prusse, (comme on le verra en 1914), mais plus assez pour s’asseoir à la table des grands joueurs mondiaux… d’hier, d’aujourd’hui, et de demain.

Napoléon avait prévenu les Français : « Dans ce monde, il n’y a que deux alternatives : commander ou obéir. »

-Bêta-

Sources : Stendhal, Vie de Napoléon ; François Crouzet, De la supériorité de l’Angleterre sur la France ; Charles de Gaulle, La France et son armée ; Benoît Pellistrandi, Les relations internationales de 1800 à 1871.

4 septembre, 2011

L’ennuyeuse rentrée d’On n’est pas couché…

Classé dans : Actu — frontnational @ 1:53

Avant de débuter ce billet, je tiens à préciser que je n’ai aucune espèce d’animosité envers les nouvelles chroniqueuses de l’émission.
Je tiens également à rappeler que cet article paraît sur ce blog et n’est donc pas régi par la pensée unique, ni par la souscription à la droite majoritaire ou à la gauche de l’opposition.
Enfin, dernière petite précaution, je tiens à préciser que je n’ai malheureusement tenu qu’une heure et demi devant On n’est pas couché, sur les trois heures diffusées.

Par où commencer ? Eh bien, le lancement de Ruquier détend un peu l’atmosphère et la présence entre autres de Lorant Deutsch et de Colonel Reyel ne peuvent guère intimider les deux petites nouvelles. C’est la rentrée pour tout le monde, même chez Ruquier. Les présentations sont brèves : deux journalistes de 35-40 ans vont remplacer le binôme Zemmour & Naulleau devenu incontournable sur ce plateau. Toutes deux issues de milieux aisés qui ont largement contribué à leur épanouissement et facilité leur accès à la culture et à l’éducation scolaire de haut niveau, elles ont – sur le papier – le calibre pour substituer au duo de choc masculin.

Malgré cela, le commencement est pathétique : Audrey Pulvar nous gratifie d’un subtil doublon en alignant deux fois le mot « mecs » en trois phrases ! Elle chérit les invités, fait même un peu de PUB, joue sur les mots, mais finalement, pas grand-chose à se mettre sous la dent. Peut-être le souvenir de sa dernière venue sur le plateau la hante-t-elle, qui sait ? Son attaque envers Zemmour, dès l’une de ses toutes premières interventions, apparaît minable et sans intérêt. Sur le fond, c’est pas terrible et personne ne semble bien convaincu par son argumentation et ses prises de paroles bien trop courtes jouent en sa défaveur, sans oublier son haut rose muni d’une cravate…rose, qui donne mal aux yeux. Elle n’en demeure pas moins une journaliste avisée, après tout, c’est ça, son véritable métier, et en grande habituée des interviews, elle excelle dans cette exercice. Malheureusement, face à elle ce soir, Martine Aubry a du répondant et est bien décidée à se faire entendre, à un mois des primaires socialistes, les 9 et 16 octobre prochains.

C’est alors qu’on aurait pu croire que Natacha Polony, la coéquipière de Pulvar, rééleverait le niveau, mais c’est tout aussi raté. Plus libérée, plus ferme également sur ses positions politiques personnelles et empreint d’une grande fierté, la journaliste du Figaro n’hésite pas à enchaîner les petites blagues qui ne font rire qu’elle-même, et ses grimaces à répétitions au moindre mot de l’ex-secrétaire du Parti Socialiste deviennent rapidement agaçantes, sans parler de cette manière d’hausser les sourcils sans cesse, afin d’exprimer son désaccord sur tout et rien, sans même parvenir à opposer quelque chose de sensé à son adversaire d’un soir…

Quant à Martine Aubry, de retour dans la capitale française après son séjour aux universités d’été du PS, à la Rochelle, est en pleine forme. Et Sarkozy est une nouvelle fois dans son viseur. S’attaquant aux niches fiscales, aux inégalités hommes/femmes, à la sécurité, à l’emploi, aux banques « qui s’en mettent plein les poches », elle ne décolère pas pendant trois quarts d’heure. Son « vous disez » passerait presque inaperçu tant elle débite en si peu de temps – entre deux ou trois interruptions puériles des nouvelles recrues – et son argumentation est extrêmement bien menée et plutôt convaincante. Davantage détendue dans les dernières minutes, elle se laisse aller à quelques confidences, mais qu’à cela ne tienne, la politique c’est du sérieux, et elle compte bien remporter les primaires socialistes, selon elle,à l’issue du second tour. Verdict le mois prochain.

-Bêta-

31 août, 2011

Méfiance, citoyens !

Classé dans : Actu — frontnational @ 23:50

Que ce soit l’actualité relatée de tout temps par les médias occidentaux ou les faits divers constatés par chacun d’entre nous au quotidien, la méfiance est de rigueur face à la véracité du déroulement de ces événements.

Depuis des décennies, les négationnistes sont partout. Souvent ont-ils tort, parfois ont-ils raison : d’une part les attentats du 11 septembre et l’affaire DSK, d’autre part l’assassinat de Kennedy et l’accident mortel de Coluche.
Toujours, ces faits divers resteront des mystères éternellement tapis dans le noir le plus profond, bien à l’abri de la lumière de la vérité. Joli jeu de mots d’ailleurs avec l’escroc Bernard Tapie, l’un des plus riches français, grâce à l’aide de la Justice française qui fait si bien son boulot, je ne reviendrai pas là-dessus plus longuement…

Alors, où sont les conspirationnistes ? Du côté du Réseau Voltaire animé par Thierry Meyssan qui nous dresse un sombre tableau de l’effroyable imposture que représenterait les attentats du World Trade Center ? Du côté d’Alain Soral, cet essayiste et sociologue français, instructeur de savate, pourvu de 50 ans d’expérience (évidemment, car à 2 ans, lui, il savait lire et penser, n’en déplaise à Mme Diallo !), fondateur d’E&R, un des dissidents les plus brillants de ce début de XXIème siècle ? Du côté de Pierre Hillard, proche d’Alain Bonnet (c’est tellement drôle ce nom !) de Soral – antisémite identitaire reconnu et banni à jamais du système, autre évidence ! – docteur en science politique qui émet des thèses extrêmement rigoureuses à l’égard du Nouvel Ordre Mondial, sous égérie américaine ?

Chacun est libre de croire ou de penser ce qu’il souhaite, c’est bien connu. Plus sobrement et plus finement, on peut rejoindre l’avis d’un Finkielkraut, plus calme et moins épars que les précédents cités, ardent combattant de la défense des fils d’immigrés et du multiculturalisme à la française, ou bien encore rejoindre l’avis de Laurent Joffrin et de sa cavalière d’un soir, la gauchiste hystérique Caroline Fourest- sur un plateau de France Télévisions, face à Marine Le Pen, en juin dernier – nos deux compères, à travers diabolisations et aboiements divers, véritables chiens de garde de la République, eux aussi plus posés et aux premiers regards, plus sincères et davantages méticuleux dans leurs argumentations, cachés en réalité derrière leurs masques de manipulateurs.

On omettra pas non plus Emmanuel Ratier, certes oublié désormais, mais présenté par Pierre-André Taguieff comme un  » conspirationniste d’extrême-droite  » ! Dans un style télévisée et acteurs du grand public, on peut également citer notre duo de choc Zemmour/Naulleau éradiqués de France 2 et contraints de se prostituer sur Paris Première, car la vérité dérange les gens et surtout les grandes gens. Suffit de voir le recadrage de façade qu’ont subi ces derniers mois François Bayrou, NKM, Nadine Morano et tous ces  » peoples  » : de la subtile Isabelle Alonso à la chanteuse de boîte de nuit du coin de rue alias Claire Keim, d’Arthur, l’humoriste pour enfants de classe primaire à Jean-Marie Bigard, l’animal en voie de disparition dont chacun retiendra le franc-parler, c’est déjà pas si mal !

Un peu de pub pour finir et tant pis si j’encours le délit misogyne : jetez donc un coup d’oeil au blog de Clémentine Autain, histoire de vous rappeler que la liberté d’expression se révèle parfois sous son mauvais jour…

-Bêta-

DSK blanchi !

Classé dans : Actu — frontnational @ 21:59

Les passionnés, les séides, les fanatiques de DSK sont en transe depuis que Nafissatou arrose New York d’interviews et de promenades.

On attendait une sortie triomphante de DSK jaillissant d’une limousine ! On espérait une déclaration de Laurence Haim de Canal, le troisième avocat de DSK qui fait le pied de grue devant le « loooft de Tribeeeeca ! », mon Dieu ! Elle allait enfin pouvoir prononcer ces paroles merveilleuses :

« Oui ! Le procureur Cyrus Vance renonce aux poursuites. DSK est innocenté de tous les chefs d’accusation ! »

Mais non. C’est l’autre, la mocheté, la bonniche qui ne sait ni lire ni écrire, qui tient le devant de la scène !

Ah ! Les tenants de l’innocence de DSK n’y vont pas avec le dos de la cuillère. Certains se demandent comment, au Sofitel, on peut engager une fille qui est illettrée ! D’autres ragent en ne comprenant pas comment DSK qui a chez lui une femme si belle, son épouse, peut avoir envie d’arracher son collant à un pareil tromblon. On peut leur répondre :

« Le cul a ses raisons que la raison ne connaît pas ! »

Je me permets cependant une remarque. En dénigrant le physique de cette « créature », cette armée de passionnés ne se rend même pas compte qu’elle met à mal sa théorie de base : celle du complot.

Donc, si j’ai bien suivi la thèse des amis de DSK, pas de ses défenseurs quand même, ils ne risquent pas de s’engager là-dedans, alors qu’ils auraient dû être les premiers à la faire, mais bon, Nafissatou Hari, la fille de Mata, aurait été placée au Sofitel par la CIA . Depuis des années peut-être, allez savoir ! Qu’ils engagent des illettrés à la CIA peut paraître bizarre mais bon, elle leur a peut-être menti en pleurant en disant : « Oui, je sais écrire mais aujourd’hui, je ne sais pourquoi, je ne me souviens plus des lettres  » Et elle était tellement sincère qu’ils l’ont crue et l’ont engagée en pleurant avec elle !

Quoique certains disent que non seulement elle est moche mais qu’encore elle ment très mal, que l’on devine dès les première secondes de son interview sur ABC que c’est du bla-bla fétide , et que, même, elle avait un mouchoir blanc en tissu et pas un kleenex ce qui prouve sa mauvaise foi et la mise en scène de l’accusation car personne de nos jours ne se mouche avec un mouchoir blanc ! (Sauf DSK , bien sûr, car lui avec ses cravates bleu ciel en soie brillante, très chics, doit se moucher dans de la dentelle de Calais !)

Diable.

Donc, reprenons.

« On » nous avait dit que Nafissatou était une prostituée qui se faisait un argent pas possible avec une clientèle huppée, obtenant des pourboires mirifiques et qu’elle passait son temps dans des salons de beauté avec des notes à tomber par terre.

Mais si elle est si moche que ça, on ne comprend plus. Ou alors il y a une mode chez les clients de pute : ils en ont tellement ras-le-bol des escorts-tops à 2500 euros les deux heures, qu’ils demandent de la nénette moche, grasse, illettrée, et qu’on peut secouer. La pute Orangina.

En tout cas, on imagine mal la CIA engager cette fille pour faire tomber le directeur du FMI à midi moins dix, un quart d’heure avant son départ ! Ou alors il faut parler de sorts ! On ne l’a pas encore entendue celle-là ! Qu’en fait Naffi avait détruit la volonté de DSK en le faisant bander au sortir de la douche, grâce à la puissance de la sorcière Africaine ! L’Afrique a enfin vaincu le FMI ! Tant et si bien qu’il l’a vue mince et belle alors que c’est un gros tas boutonneux !

Oui, ça les défrise les DSKanins. Ils s’attendaient à une voluptueuse on leur sert une mamie Guinée ! Non !

Autre sujet de deuil sous les tentes des chefs.

Les traducteurs qui avaient essayé pendant quinze jours de comprendre ce que disait Nafissatou en peule, en fait, n’avaient rien compris. La fameuse phrase qui faisait se branler de jouissance tous les amis du Priape de Manhattan, « Je sais ce que je fais. Il a du fric » n’a rien à voir avec la réalité, d’après Maître Kenneth Thompson.

Je dois dire qu’en ce moment nous sommes confrontés à des incompétents notoires. Entre la police d’Oslo qui pourrait tourner dans un film de Benny Hill, qui met une heure et demie pour faire 40 km, qui fait péter les explosifs qu’elle trouve chez Breivik parce qu’elle pense que ça pourrait être dangereux, comme ça ils ont disparu, les traducteurs de New-York qui mettent deux mois pour faire d’énormes contre-sens sur une bande, et la CIA qui engage des illettrés, mais où va-t-on ?

Finissons quand même sur l’incompétent n°1 : celui qui dans une suite du Sofitel fout sa vie en l’air pour une mocheté ! Hé ben doudou dis donc !

M. DSK on attend avec impatience votre apparition sur ABC. Et n’oubliez pas votre mouchoir. Vous, vous auriez, vraiment, vraiment, d’énormes raisons de l’utiliser !

Ceci dit, Mme Diallo, quand elle marche à des airs de princesse peule, et, DSK, bossu et ventripotent, des airs de crapaud qu’aucune fée ne vient délivrer de sa prison …

-Bêta-

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